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1À vos crayons Empty À vos crayons le Mar 28 Mai 2013 - 0:29

Maï-Leksa

Ministre de la Magie
Ministre de la Magie
Maï-Leksa
Je créai ce sujet pour les artistes en herbe qui aiment écrire, mais qui ne font pas nécessairement que sur Harry Potter. Mais attention, on n'ira pas non plus se perdre dans des histoires longues. Pour la simple raison qu'il n'y aura qu'un seul sujet pour tout le monde et qu'il serait difficile de s'y retrouver si chacun poste plusieurs chapitres un peu partout. Vous me suivez ?

Bref, ici ce sera que pour les O.S. (histoire qui ne comporte qu'un seul et unique chapitre - ce qui veut dire aucune suite), les poèmes ou les nouvelles (toujours en un seul chapitre). Bref, tout ce qui est court et qui ne prendra qu'un post du coup ! Même plus d'un dans un même post s'il s'agit de courts poèmes ou d'histoires qui ne comportent que 100 mots (je ne me souviens plus du nom, mais c'est un style aussi).

Sinon, il serait bien que vous recopiiez et remplissiez ce qui suit, pour donner des indications sur votre texte. Nous n'aimons pas tous les mêmes choses, alors il serait bien d'avoir quelques infos de base sur ce qu'on va lire avant de s'y mettre.

- Titre :
- Inventé ou fanmade (donner sur quel série - livre - film - autres):
- Style : (OS - poème - nouvelle - autres)
- Genre : (fantastique - fantaisie - sci-fi - réalisme - autres)
- Commentaire : (si vous voulez ajouter un petit mot pour le futur lecteur)


Bien sûr, vous pouvez poster plus d'un projet. Et les autres seront invités à commenter ce que vous avez écrit. Si on ne désire pas être commenté, on ne met pas de texte, c'est logique Wink

Les règles sont simples, on suit celles qui régissent déjà le forum ! Et le RESPECT de l'art des autres doit être de mise en tout temps ! Comme je le disais plus haut, nos goût ne sont pas tous les mêmes (fort heureusement) et ce n'est pas parce qu'on aime pas que ce n'est pas bon. Alors on passe au suivant si on n'apprécie pas du tout un texte plutôt que dire des choses qui pourraient être blessantes.

2À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Mar 28 Mai 2013 - 0:56

Miss Lily

Directeur de Poudlard
Directeur de Poudlard
Miss Lily
J'inaugure, avec plaisir, ton nouveau sujet, Aleska À vos crayons 2423748459 (Il es très bien fait, d'ailleurs!)

- Titre : Equation amoureuse
- Inventé ou fanmade (donner sur quel série - livre - film - autres): Inventé
- Style : poème
- Genre : romantique
- Commentaire : P'tit poème écrit au cours de la nuit... J'espère qu'il vous plaira... Smile

Toi et moi, nous étions amoureux,
Unis comme les doigts de la main;
Rencontrés grâce au destin,
Pour nous, un plus un faisait [amour](d)eux.

C'était lors de notre CE2,
Nous nous étions rencontrés;
Et nous nous sommes tous de suite aimés,
Du regards des autres, nous étions insoucieux.

Nous avons vécu une belle histoire d'amour,
Je rigolait,
Tu m'épatais,
Nous étions heureux tous les jours.

Mais il est arrivé un jour,
Où une dispute à éclater;
Et tu m'as lancer un dernier doux baiser et tu m'as déclaré:
"Je t'aimerai toujours..."

Je garderai ce doux visage,
Bien encré dans ma mémoire,
Mais nous avons pris de l'âge,
Et je n'était pour toi, plus qu'une bête de foire.

On c'est alors perdu de vue,
J'ai alors compris que c'était perdu...

Pour nous, un plus un font désormais deux,
Deux qui ne sont plus amoureux.

Artistiquement votre,
Miss Lily

3À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Mar 28 Mai 2013 - 1:08

Maï-Leksa

Ministre de la Magie
Ministre de la Magie
Maï-Leksa
Merci de te prêter au jeu belle Lily

C'est un très joli poème, avec une belle ligne directrice que tu nous offre !! J'aime beaucoup les sentiments que tu y exposes !! Au plaisir de te relire.

4À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Mar 28 Mai 2013 - 1:22

Miss Lily

Directeur de Poudlard
Directeur de Poudlard
Miss Lily
Merci beaucoup belle Aleksa! Juste pou le plaisir, j'en reposte un deuxième, totalement différent, écrit cette fois pour la fête des mères... Perso, je l'aime moins...
- Titre : Ma maman indispensable
- Inventé ou fanmade (donner sur quel série - livre - film - autres): Inventé
- Style : poème
- Genre : euh... Pour la fête des mères
- Commentaire : P'tit poème écrit pour ma mère... P'tite dédicace à toutes les mères du forum...

Maman,
Tu es le cinquième éléments;
Celui indispensable,
Qui est raconté, souvent en fables.

Ta fête c'est aujourd'hui,
Et même si il y a de la pluie;
Tu ensoleilles ma vie,
Et je t'en remercie.

Ma maman à moi,
C'est un peu comme les lois;
Indispensable pou la vie,
Et en plus elle est très jolie.

Qu'elle soit habillée en n'import quelle couleur,
Quand elle s'allonge dans les fleurs;
On ne voit plus qu'elle,
Qu'est ce qu'elle est belle!

Ma maman que j'adore,
Toujours prête à faire un effort;
Je te dit un grand merci,
Pour toute ma vie.

Je t'aime!


Artistiquement votre,
Miss Lily



5À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Mar 28 Mai 2013 - 2:17

Maï-Leksa

Ministre de la Magie
Ministre de la Magie
Maï-Leksa
Je dois avouer que certaines rimes ont l'air d'être cherchées un peu plus que le précédent, mais sinon, je trouve ça très bien. C'est un très bel hommage à ta maman et merci de la dédicace qui me rejoint en tant que jeune maman. ^^

Continue à affiner ta plume, tu as du talent.


6À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Mar 28 Mai 2013 - 2:24

Miss Lily

Directeur de Poudlard
Directeur de Poudlard
Miss Lily
Merci beaucoup! "Je sais j'ai vu le forum, félicitation un peu en retard pour la naissance de ton fils et de ta fille)
Tu ne veut pas posté quelques uns de tes écrits?
Miss Lily
P.S: Je suis entrain de posté l'O.S "La prochaine fois, tu transplanes tout seul, et après j'essayerai de venir posté un troisième poème
P.S 2: Pour les connaisseurs, sachez qu je ne compte pas les pieds... Le seul où j'ai compté et respecté le nombre de pieds, c'était un vrai désastre... Wink

EDIT: Voici un troisième poème...
- Titre : Le tableau
- Inventé ou fanmade (donner sur quel série - livre - film - autres): Inventé
- Style : poème
- Genre : Dramatique
- Commentaire : Euh... Je sais comment je l'ai inventé... Il est un peu... dramatique...

J'ai devant moi un tableau,
Les visiteurs le trouve très beau.
Mais, ce tableau, c'est ma vie,
Elle ne donne pas forcement envie.

Les visiteurs,
Ne voient que l'extérieur.
Le côté sans défauts,
Mais ce n'est pas vraiment le vrai tableau...

Moi je voit toute la détresse,
Toute la tristesse.
Le tableau est recouvert d'ombres,
Et de couleurs sombres.


Par dessus, on a ajouté,
Des qualités pour impressionner,
De multiples couleurs,
Pour éviter le malheur.

Mais ce n'est pas le vrai tableau,
Celui qui est sans défauts.
Car c'est ma vie,
Et non celle d'autrui.

7À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Mar 28 Mai 2013 - 3:00

Maï-Leksa

Ministre de la Magie
Ministre de la Magie
Maï-Leksa
Oh j'aime beaucoup ce dernier ! Plus sombre, c'est vrai, mais avec des mots plus forts, plus lourds de sens. J'aime vraiment.

D'accord je me lance donc à mon tour, mais j'y avais avec un OS inspiré de ce que je faisais de ma vie avant de tout lâcher à la naissance de mon premier garçon (merci en passant pour les félicitations). J'ai fait pas mal de poésie, mais je ne suis pas certaine d'encore aimer ce que j'ai fait dans le temps ahah.

Bref, voilà !

- Titre : Les larmes de l'injustice
- Inventé ou fanmade: Inventé
- Style : OS
- Genre : Réalisme - Dramatique
- Commentaire : Comme je l'ai dit plus haut, c'est un texte inspiré du travail que je faisais. Ça et d'un rêve que j'avais fait. Bref, là où est la limite du réel et de l'inventé m'appartient, mais j'espère réussir à vous toucher avec ce texte. Attention, c'est un texte de trois pages word.


Il y a des jours où je me sens totalement inutile, cherchant un sens à ma vie. D’autres où je célèbre mon existence avec joie, croyant avoir trouvé ma place en ce bas monde. Alors que les jours, comme aujourd’hui, je me maudis presque ouvertement pour ce que je fais de mon quotidien. La jeune femme qui s’était promis de prendre soin de ces créatures sans défense. Cette même fille qui avait passé trois ans à bosser dur pour obtenir un diplôme dans cette discipline. Et voici donc cette demoiselle, seule dans une grande salle blanche, préparant le matériel nécessaire pour accomplir un acte tout à fait contre nature, contre ce en quoi elle croyait.

Oui, cette femme, c’est moi. Cette salle immaculée est celle que j’utilise tous les jours et qui me sert de gagne-pain. Un endroit qui me parait habituellement chaleureux, accueillant, rassurant même. La gorge nouée, une boule d’émoi dans l’estomac et sans compter les mains tremblantes, je m’affaire avec empressement. Je dois me rassurer : je ne serai pas seule. Mais est-ce que le crime devient moins grave lorsque divisé entre plusieurs individus?

Je n’ai pas le temps d’y réfléchir, mes collègues sont déjà à mes côtés, complétant les préparatifs avec moi. Deux personnages en soi : un type, mi-vingtaine, un peu renfermé sur lui-même, alcoolique à ses heures et une quadragénaire en pleine crise d’adolescence, incapable de pardonner au passé. Si j’avais choisi les êtres pour m’accompagner dans cette épreuve, ce n’aurait très certainement pas été ceux-là qui seraient apparus au haut de ma liste, mais dans la vie, on ne choisit pas toujours.

On me dit d’aller chercher mon sujet et c’est le pas trainant que je m’exécute. La tête basse, les épaules voûtées, j’ouvre la cage qui se trouve devant moi. J’ai l’impression d’être la pire des horreurs sur cette Terre. Il y a une petite voix, juste là, qui n’arrête pas de me répéter que je n’ai pas à décider de ce genre de chose. Elle me dit sans cesse que je ne devrais pas jouer à Dieu. La vie de chaque être à son sens propre et personne n’a de droit de véto dessus. Et pourtant…

Deux petits yeux foncés se tournent vers moi. S’en suis rapidement d’une queue touffue qui frétille à un rythme effarant et d’une truffe humide qui cherche ma main, en attente d’une caresse amicale. Je n’ai pas droit à de cérémonie, pas le temps. Je prends l’adorable toutou sous les aisselles et l’installe au creux de mes bras. L’animal doit se rendre à la potence et j’ai des délais précis à suivre pour l’y emmener.

Tout à coup, la salle immaculée, bien que spacieuse, me semble étouffante. La boule de mon estomac me monte à la gorge et j’ai peine à respirer. Je n’ose pas regarder mon fidèle ami, langue pendante et queue éternellement grouillante. Il est immobile entre mes mains. Docile et complètement soumis. Je me répète que ce que je fais, je le fais pour le bien. Pour l’avancement de la science. Qui sait, dans cinq ans, je vais peut-être avoir contribué à trouver un remède efficace contre le cancer grâce à mon emploi. Mais si c’est réellement pour le bien, comment se fait-il que je me sente si mal en ce moment?

Ma collègue amène le plateau contenant le matériel près de la table. L’heure fatidique approche à vive allure. Mon cœur s’emballe, le rouge me monte aux joues, les bouffées de chaleur s’emparent de moi. J’ai les mains moites lorsque je mets mon ami le chien sur la table tout près dudit plateau.

C’est avec une attitude complètement détachée que mon homologue masculin attrape une seringue vide et l’emplit à même un petit flacon au liquide clair et mortel. Le visage impassible, il ne semble pas affecté par ce qui s’en vient et par l’acte qu’il va commettre de ces propres mains. Je ne le devrais pas, moi non plus.

L’autre femme quitte la pièce. Elle a sans doute mieux à faire : pas de temps à perdre avec de telles sottises. Je suis seule. Pas tout à fait, mais je ne compte pas vraiment mon collègue comme présence réconfortante. Je suis donc effectivement seule avec cet animal. Cette petite bestiole qui me regarde avec ses deux prunelles emplies de joie intense. Il ne comprend pas, il ne sait tout simplement pas. Je sens mon cœur se serrer par l’émotion. Moi je sais, mais je ne dois pas.

L’homme est prêt, seringue à la main. Je ne le suis pas, mais je n’ai pas le choix. J’ai le cœur gros et l’envie de pleurer. Je n’ai pas cette force qui les habite Eux. Pas cette force qui ferme leur cœur à ce genre de cruauté justifié. Je n’ai pas cette force qui les pousse à continuer ce cirque chaque jour de leur existence. Cette même force qui les a endurcis à un point tel que rien ne les atteint. Et je n’en veux pas! Il est prêt, seringue à la main. Je ne le suis pas, mais mes larmes, je les retiens.

Mon cœur bat plus vite que jamais. J’ai chaud, très chaud. Je voudrais être partout, mais ailleurs. J’étouffe. Je me sens mal. Mon pouls résonne dans ma tête comme des coups de tambour assourdissant. Je sens mon âme qui tente désespérément d’échapper à ce corps en pleine culpabilisation extrême.

Mon compagnon branle toujours la queue. La seringue s’approche de sa patte. Il veut me lécher la main, quémandant une gentille caresse. L’objet est encore plus près. L’animal s’étire et pose sa tête dans le creux de mon cou. J’ai l’impression qu’il ressent mon mal et qu’il compatit avec moi. Il ne devrait pas, mais il ne comprend pas.

Je prends sa patte dans ma main, entre mes doigts qui tremblent. Je fais le garrot. Discrètement, je sers l’animal contre moi. Comme si ma simple présence allait épargner son triste sort. Je suis bien sotte, mais j’en ai de besoin. Mon collègue appose sa grosse main sur la patte du chien. Je le tiens encore plus fort contre moi. Il appuie l’aiguille contre la peau tendue, aseptisée et fraichement rasée. Je prie pour avoir la force de ne pas pleurer. La pointe affûtée traverse le derme et atteint le vaisseau sanguin. Je veux mourir moi aussi. Le liquide clair se diffuse doucement. Je voudrais que ce soit à l’intérieur de mon corps qu’il soit. À peine trente secondes se sont écoulées. Mon fidèle compagnon n’a pas dit un mot, il ne comprend toujours pas.

Je relâche la contention. Il s’agite un peu pendant que mon homologue se débarrasse du matériel avec un air détaché. Il a immédiatement détourné le regard l’acte terminé. Peut-être est-ce une petite trace d’humanité qui a laissé en lui un goût amer. Peut-être n’est-il pas aussi froid qu’il le laisse penser. Cette fois, c’est moi qui ne comprends pas.

Le toutou est toujours contre mon corps, je n’arrive pas à le lâcher. Il lève une autre fois son regard vers moi. Nos yeux se rencontrent. Il m’observe et ne comprend pas. Il balance encore la queue joyeusement, malgré la drogue. Malgré ce poison qui se répand dans son corps, endormant ses sens, lui arrachant son âme gouttes à gouttes. Lui arrachant toute cette joie de vivre, cette naïveté attachante.

Ses pupilles rivées sur les miennes, je comprends qu’aussi simple qu’il puisse être, il est en paix avec lui-même. Son innocence animale lui donne cette chance de ne pas s’en faire avec la vie et la mort. Il a été heureux, il l’est encore en ce moment, c’est ce qui compte pour lui. Avoir été aimé, ne serait-ce que par un être, lui aura suffi. Et dans ce même regard, c’est moi qui comprends enfin. Comprends tout le non-sens de nos vies futiles. Travailler pour gagner et gagner pour travailler. Le non-sens de l’humanité!

Je ne peux empêcher mon être entier de ce révolté contre ceux qui brisent une vie si simple, si belle, si pure. C’est comme un volcan sur le point de cracher le centre de la Terre. Comme la révolte d’un peuple en colère contre son dictateur. Comme si le sol se dérobait sous mes pieds pour ne laisser que le néant complet.

Il me quitte, je le sens. Ses yeux perdent de leur éclat; il s’en va. Il ne s’agite plus; il s’en va. Son cœur ralentit doucement; il s’en va. Sa queue ne frétille plus; il s’en va. La bouche encore ouverte comme s’il me souriait; il s’en va. Une larme, unique, coule sur ma joue; il est parti.

8À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Mar 28 Mai 2013 - 3:13

Miss Lily

Directeur de Poudlard
Directeur de Poudlard
Miss Lily
Merci beaucoup ^^. Ca me touvhe vraiment!
Aleksa... Tu te rends compte que maintenant je pleure... À vos crayons 3451650135 C'est superbement bien évrit, touchant et en plus, tu trouve pile le mots exacts... Franchement, je te dit, Bravo...
Artistiquement votre,
Miss Lily

9À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Mar 28 Mai 2013 - 19:30

Maï-Leksa

Ministre de la Magie
Ministre de la Magie
Maï-Leksa
Merci beaucoup Lily, je ne croyais pas te toucher à ce point, mais si c'est le cas, alors j'ai bien réussi mon OS qui se voulait jouant sur les cordes sensibles. Je crois avoir moi-même versé une larme en l'écrivant tellement je suis rentrée dans le texte à ce moment.

Il faudrait maintenant que je termine l'un de mes 10 OS commencés, question d'en déposer d'autres !!

Mais aller les gens, qu'on ne soit pas les deux seules à se lancer des fleurs hihi

Et bien voilà un de mes poèmes dont je viens de retrouver la liste sur ma clé USB. Je croyais que je les avais qu'en version papier.

- Titre : Au royaume des damnés
- Inventé ou fanmade : inventé
- Style : poème
- Genre : Drame - Glauque
- Commentaire : Je dois dire qu'il remonte au printemps 2006, soit il y a 7 ans ahah. Mais bon, ce ne sont pas des mots toujours tirés de ma vie ou de mes ressentis. C'était parfois aussi comme des histoires un peu morbides comme celle-ci dans laquelle le narrateur est un ange de la mort.




Le coeur plus froid et plus dure que la pierre
Je ne connais que le chant de la guerre
Pour toi l’heure de la mort s’en vient
Terrassé et seul comme un chien

Inutile de supplier
Tes fautes et tes péchés
Je ne pourrai les pardonner
Car ce n’est pas à moi d’en juger

Moi, vois-tu, intérieurement
Je suis morte depuis bien longtemps
Oh, après, ils m’ont tous cherché
Sans jamais me retrouver

En vrai, je n’étais pas loin
Vraiment tout près d’eux
Guettant leurs moindres geste, soir et matin
Une lueur démente, soif de vengeance, dans les yeux

Maintenant, on me dit au service de Satan
Et bien voici maître, votre présent
Arraché à la vie cruellement
Mais offert si tendrement
Sur un vrai plateau d’argent

Son être qu’il a tant souillé
Saura vous régaler
Peut-être autant que le mien
A des temps si anciens

Moi, qui m’étais tué
A tenter de fuir
A courir comme une bête effrayé
Lâchant mon dernier soupire
Mon cœur s’étant arrêté
Je l’ai enfin entendu rire

Royaume de la terreur
M’a vu accueillie
Puisque était venu mon heure
Enfin, je suis partie

Aujourd’hui c’est à toi
De te voir recueillir
Voici ton nouveau chez toi
Prépare-toi à souffrir

Prépare-toi à travailler
Pour le même maître qui m’a transformé
Vois-tu ces yeux rouge qui jadis fût ambrés ?
Regarde bien comme tout va maintenant changer


P.S. je ne suis pas une experte dans le style et les règles à suivre pour les poèmes, alors veuillez excuser si je ne les suis pas bien Wink

10À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Mer 29 Mai 2013 - 23:13

Miss Lily

Directeur de Poudlard
Directeur de Poudlard
Miss Lily
C'est superbe Aleksa! J'adore! Je poste un autre poème. C'est poème avec des quatrains (4 vers par strophes) et des dizains (10 pieds (syllabes) par vers)J'ai essayé aussi de respecter l'alternation rimes féminines/masculines. Bref, j'ai essayé de respecter toutes les règles.
Titre : Le temps passant
- Inventé ou fanmade : inventé
- Style : poème
- Genre : Drame
- Commentaire : voir haut du message

Année, journée et mois,
Nous sommes tous en émoi;
Avec le temps qui passe,
Beaucoup, il nous tracasse.

Le temps joue avec nous,
Il nous rends un peu fous;
Le temps qui nous menace,
Et trop vite, il ne passe.

Sans pouvoir réfléchir,
Nous ne pouvons agir;
Au temps, nous y sommes faces,
Les minutes passent.

Le temps est pourtant,
Quelque chose d'éloquent;
Les tic-tac de l'horloge,
Ils sont au première loge.

Le temps est incessant,
Cependant très changeant;
Le temps passe trop vite,
Il brouille un peu les pistes.

Prenons bien le temps,
De vivre à l'aire du temps.


Artistiquement votre,
Miss Lily

11À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Sam 1 Juin 2013 - 18:47

Maï-Leksa

Ministre de la Magie
Ministre de la Magie
Maï-Leksa
J'aime un peu moins celui-là... il est très bon, seulement, il ne vient pas autant me chercher que les autres. Peut-être le sujet puisqu'il joue sur un sujet et non un ressenti. Mais comme je le disais, il est très bien quand même.

Bon, alors voilà, j'en ai trouvé un autre dans ma liste qui n'est pas trop mal.

- Titre : Parce qu'elle t'aime
- Inventé ou fanmade : inventé
- Style : poème
- Genre : romance
- Commentaire : Celui-là... je n'ai pas grand-chose à dire dessus en fait. Il est très court et dit ce qu'il a à dire hihi.




Parce qu'elle t'aime

La tourmente semble s’être apaisée
Les violences, contre elle-même, ont cessées
Elle ne se bat plus contre le monde entier
Puisque contre ton cœur, il cesse de l’agresser
À tes côtés, elle arrive même à le supporter
La panthère s’est enfin calmée
L’amour, dans son cœur, s’est infiltré
Et, sans pitié, a chassé les démon de son passé
Libérant, enfin, son âme hantée
Le cœur soudain plus léger
Comme si des ailes lui avaient poussées
Elle semble ronronner
Dans tes bras, elle s’est complètement abandonnée
Sa confiance, sans réserve, elle t’a accordée
Par ton regard bleuté
Elle s’est sentit envoutée
Par ton être coloré
Elle s’est laissée charmer
À toi maintenant de la protéger
Puisque c’est pour toi que ses barrières sont tombées



Dernière édition par Aleksa le Sam 1 Juin 2013 - 19:28, édité 1 fois

12À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Dim 2 Juin 2013 - 1:19

Miss Lily

Directeur de Poudlard
Directeur de Poudlard
Miss Lily
En fait, c'était pour le collège ^^. On avait un thème, et je n'était pas vraiment inspiré... Il manque quelque chose, c'est vrai.^^
Pour le tien, j'adore! J'aime bien le fait qu'il y ai beaucoup de verbes, je ne sais pas, ça m'as fait ressentir quelques chose, mais je n'arrive pas à savoir quoi... Bref, tu es une superbe écrivaine!
Un p'tit poème écrit il y a 10 minutes, en l'honneur du FCHP.
- Titre : Le FCHP
- Inventé ou fanmade : inventé
- Style : poème
- Genre : ode
- Commentaire : En l'honneur du FCHP, ainsi que à toutes les personnes nommées

Tout d'abord, il y a Mélie,
Qui es une adorable amie;
Elle m'écoute,
Et me croît sans aucun doutes.
Mélie donne de bons conseils,
Qui sont sans pareil;
Mélie,
Est une incroyable amie.

Arwen, ensuite vain,
Avec elle, rien est vain;
C'est une grande discuteuse,
Et aussi collectionneuse.
Je ne la connait pas beaucoup,
Mais déjà je l'apprécie,
Un grand merci!

Puis il y a Aleksa,
Une fille très sympa;
Ces dessins sont sublimes,
Et ses écrits mettent en abîmes,
Aleksa est une artiste,
Qui est au centre de la piste.

Puis il y a aussi Ludo, Luna,
Et aussi Pat' qui ont l'air très sympa,
Et j'en oublie plein d'autre,
Ashtray, Harmonye et Ely'
Serpy, Pouffy,
Gryffonds ou Serdy,
Nous y sommes tous réunis,
Au forum Harry Potter;
L'inscription n'est pas une erreur!


Artistiquement votre,
Lily



Dernière édition par Miss Lily le Dim 2 Juin 2013 - 21:57, édité 1 fois (Raison : "r" manquant)

13À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Dim 2 Juin 2013 - 21:56

Maï-Leksa

Ministre de la Magie
Ministre de la Magie
Maï-Leksa
Ah ah c'est tout chou !! C'est très gentil à toi de faire un poème pour les gens du FCHP, très apprécié aussi pour les compliments qui s'y trouve. Ça me touche beaucoup ^^.

Je n'ai pas d'autres écrits à soumettre pour le moment. Mais ça viendra sans doute.

Bah en fait, j'ai deux autres OS de complétés, mais un est assez long, près de 7 pages word si je me souviens bien et l'autre, il faudrait que je le retravaille un peu, ce qui ne me tente pas pour le moment hihi

14À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Jeu 8 Aoû 2013 - 4:09

Miss Lily

Directeur de Poudlard
Directeur de Poudlard
Miss Lily
Allez, je relance le sujet avec un tout nouveau poème!
Titre: Feu
Fanmade ou inventé: inventé
Style: Poème
Genre: Au gré de chacun
Commentaire: Écrit en plein milieu de la nuit comme d'habitude lol.

Fut un temps,
Ou le feu était la vie,
La lumière de la nuit
Le feu éclairait un moment.
Même le banal, devenait amusant.

Les homme voulurent l'apprivoiser,
Apprendre à le connaître,
Comme un nouveau voisin à la fenêtre.
Ils essayent de lui parler, de l'amadouer.

C'était sans connaître le danger
Les hommes le posait sauvagement
Sans faire attention au vent
Et leur petite maison devenait brasier.

Alors les plus courageux et téméraires,
Lutèrent contre le feu
En essayant de faire pour le mieux
Et ils n'y arrivèrent...

Alors commença une reconstruction
Ils commencèrent une nouvelle vie
Loin de leur famille, de leurs amis.
Tous ça pour une simple maison.

Alors depuis ce moment,
Les Hommes firent attention
De diriger le feu avec raison
Et le feu devenait élégant.

Certains Hommes lui parlait,
En une langue étrange,
Que le feu seul comprenait.
Et alors se fit un mélange.
Jaillit alors du feu,
Des mains expertes des cracheurs
Nul n'en avait peur

Le feu leur joua de nouveau un tour
Il brûla les pauvres mains des cracheurs
Décidément, le feu apportait malheur.

Cependant, ils consentrerent leurs efforts,
Pour faire abdiquer
Celui tant désiré

Pendant des siècles et des siècles,
Les Hommes recherchèrent un moyen
Mais se fut en vain.

Mais n'admirions nous pas,
Ce que nous ne controlons pas?

Artistiquement votre,
Marine

15À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Jeu 8 Aoû 2013 - 16:59

Maï-Leksa

Ministre de la Magie
Ministre de la Magie
Maï-Leksa
 Une belle tyrade ayant le feu, mon élément favori, comme sujet. Mais je dois dire que je n'ai pas accrochée autant que tes précédents poèmes. Il n'a pas beaucoup d'émotions dans ce dernier, c'Est plus une histoire. Il n'y a pas de mal loin de là, c'Est très bien aussi ! Ça ne m'accroche tout simplement moi hihi

16À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Ven 23 Aoû 2013 - 21:38

Miss Lily

Directeur de Poudlard
Directeur de Poudlard
Miss Lily
Merci beaucoup ma grande sœur! Ooh, oui je comprends... ^^
N'hésitez pas à poster tout le monde, le sujet n'étant pas réserver à moi et à ma grande sœur!!

17À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Mar 28 Jan 2014 - 22:21

Arwen

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Arwen
À vos crayons Empty Créations textuelles (hors HP) le Sam 23 Nov 2013 - 11:26
Ju2Samotyj
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  Non. S’il vous plaît, non. Ne vous asseyez pas. Du moins, ne vous asseyez pas sur cette chaise. J’attends quelqu’un. Je sais car je le vois, il n’y a plus de chaise libre sur cette terrasse. Mais, je vous le demande avec gentillesse, avec politesse, ne prenez pas cette chaise. S’il vous en faut absolument une, si ce désir ne peut qu’être assouvi par la possession d’une chaise, je vous conseille de vous diriger vers le prochain café le plus proche ou, si cette solution ne vous convient pas, je vous propose de renverser l’un des autres clients de sa chaise et de l’utiliser à sa place. Non, s’il vous plaît, ne touchez pas à cette chaise. Je vous adresse ces mots fermement afin que vous soyez prévenu des conséquences de votre geste sur nos personnes. Ne prenez pas cette chaise, j’attends mon ami. Et cet ami, mon précieux ami, aura bien plus besoin de cette chaise que vous car la nouvelle que je veux lui annoncer l’obligera à s’asseoir.

            Vous l’ignorez, alors je vous l’annonce, même si vous êtes une personne inconnue ; mon ami était encore en couple la semaine dernière. C’est étrange, toujours étrange à mon regard de voir, d’observer même, le basculement d’un état du monde à un autre en plus ou moins une seconde. Il y a sept jours, mon ami constituait un couple. Rien d’extraordinaire, rien d’exceptionnel, un couple commun, j’irais presque jusqu’à banal sans rechercher à être méchant. Je suis parti avec lui et l’être qu’il nommait « moitié » ainsi qu’une trentaine d’autres personnes pour un voyage organisé à l’étranger d’une durée de dix jours. Tout comme le couple de mon ami, rien n’était hors du commun dans ce séjour. J’étais très heureux de me rendre dans ce pays afin d’en visiter les merveilles. Cependant, j’avais également une petite douleur dans la poitrine, minuscule mal dû à mon ami qui ne l’était pas encore. Pardonnez cet oubli, je n’ai pas précisé que dix-huit jours auparavant, mon ami était un inconnu dont j’avais une vague idée de son existence. En me retrouvant en huis-clos avec lui, je ne pouvais échapper à un sentiment que j’avais ignoré jusque-là : l’Amour. Excepté qu’il ne pouvait se déployer librement puisque Monsieur était en couple. J’ai donc condamné et séquestré l’indécent sentiment qui pénétrait dans ma vie. Et, je vous le dis et le pense avec sincérité : si son couple ne s’était écroulé sans moi, je n’aurais pas osé l’approcher. Il y a un fait encore plus sûr et moins incertain qui est que jamais je n’aurais attenté à son couple. Je cesse sur ces termes mes hypothétiques images d’un futur inexistant et je poursuis l’histoire de mon ami. Mes souvenirs inexacts ne peuvent préciser quand cet évènement se déroula dans la semaine, je ne possède que cette intuition affirmant qu’il eut lieu vers le milieu du voyage. Tandis que je retournais dans ma chambre, je rencontrais l’ex-personne tant aimé de mon ami faisant des avances à l’un des autres membres du séjour, membre qui me paraissait excessivement gêné Je n’eus que l’instant de comprendre la situation et d’esquisser une pensée qu’elle se réalisa : mon ami apparu dans le couloir et, alors que l’inconnu pressé, encore plus mal à l’aise, s’éloignait , que j’entrais dans ma chambre et que le couple se glissait dans la leur, je remarquais le visage triste de mon ami, qui semblait s’enfermer intentionnellement dans une cellule. Les quelques jours qui s’étirèrent entre ce premier évènement et le second, je vis mon ami si souriant perdre ce sourire et devenir morne. Puis, quand il y a eu cette journée de libre, et qu’un grand nombre se rendit à la plage, cette affreuse créature adorée s’installa avec ce membre et non mon ami. Vous ne pourriez avoir conscience de la longueur de cette seconde où mon ami vit et comprit le désastre qui s’écrasait sur son monde. Son ex-monstre, insatisfait du mal provoqué, prononça, presque riant, cette phrase : « Oh, ai-je oublié de te prévenir ? Maintenant, je suis avec lui. »


            Je suis incapable de vous raconter la suite avec autant de clarté. Je ne me souviens que par bribes de ce moment où je lui demande un rendez-vous qu’il accepte à contrecœur me semble-t-il. Rendez-vous qui a lieu ici, à cette terrasse de café, dans cette galerie commerçante, sous cette verrière, près de ce bac à fleur avec palmiers et cactus, à cette table en ferraille argentée. Si vous vous asseyez sur cette chaise, ou si vous la prenez, vous détruirez en moins d’une seconde une future histoire d’Amour. Et au-delà de ce carnage, vous serez un monstre. N’écoutez pas ces personnes affirmant qu’il ne viendra jamais. Cela fait peut-être sept jours que je patiente, devant cette chaise vide, assis sur la mienne, mais je suis persuadé, je le sais au plus profond de mon être, de mon cœur, il sera présent à ce rendez-vous. D’où cette attente d’entendre sonner midi et voir les aiguilles se superposer sur le douze noir tracé en chiffre romain puis de compter les heures m’éloignant d’un déjeuner pour décompter celles qui m’en approche d’un autre. J’attends, sachant pertinemment qu’il viendra, de jour ou de nuit, à une heure quelconque. Alors, s’il vous plaît, ne prenez pas cette chaise. Fou ? Non, pas moi. L’Amour est fou. Aimer est fou. Mais moi, non. Je ne veux qu’une chaise pour mon ami, qu’il puisse s’asseoir et m’écouter lui annoncer mon Amour. Ne prenez donc pas cette chaise.




Dernière édition par Ju2Samotyj le Sam 23 Nov 2013 - 13:37, édité 1 fois

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2À vos crayons Empty Re: Créations textuelles (hors HP) le Dim 26 Jan 2014 - 22:41
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Peu de temps malheureusement, alors juste ma dernière production (achever à 21h48)





            Dans un restaurant rapide. Une file d’attente. Beaucoup d’agitation. Les clients se hâtent, les caissiers s’empressent. Il saisit le gobelet blanc en carton plastifié, remercie, effectue un demi-tour, les yeux rivés sur son téléphone, ses doigts circulant promptement du haut au bas de l’écran. Il heurte la personne en attente derrière lui et renverse le soda sur celle-ci, engendrant une tâche  orange sur le débardeur blanc. Embarrassé, il balbutie des excuses, s’accroupit et récupère le couvercle. Une autre main que la sienne s’étend vers l’objet. Il relève son regard. Des yeux verts électriques admirent des yeux bruns, presque bistres. Sourire confus, sourire avenant. Nouvelles excuses bégayées. Sortie.

            Après-midi, vers quinze heures. Terrasse du même lieu, quelques jours après l’incident. Il le contemple remonter la rue, en compagnie de deux amies. Lui, il ne remarque  sa victime qu’à une douzaine de mètres de la terrasse. Et lorsque les regards se rencontrent, il salue ses compagnes et rejoint précipitamment la table. L’un offre à l’autre un jus d’orange gazeux qu’il accepte bouche bée et visage ahuri. Premier contact par dérivation. Doigts épais et fort posé sur une face du carton, doigts fins et longs touchant l’autre. Alors qu’il sirote sans savourer la boisson, il fixe les mains de l’être assis devant lui. Elles lui paraissent douces et les siennes semblent rugueuses et rêches. Puis, il considère son sourire. La commissure de ses lèvres s’élève sur sa joue gauche. Il apprécie son attitude réservée, ses paupières souvent baissés. Il se présente comme innocent. Et sa manière de retenir son gobelet à deux mains lui est si plaisante. Premier rendez-vous. Second rendez-vous ?

            Troisième rendez-vous. Puis quatrième, cinquième, sixième, septième.

            Premier baiser. Les lèvres qui se pressent. Sucré, vanillé. Peut-être grâce aux crêpes. Il sent son visage tout proche du sien. Il sent son souffle frais qui effleure sa joue. Il aimerait ouvrir les yeux pour l’apprécier en cet instant, voir son bonheur. Mais sa cécité spontanée amplifie le moment. Des sourires se dessinent. Les lèvres se scellent à nouveau. Délicieux. Suaves. Exquis. Ils s’embrassent.

            Un deuxième baiser, un troisième, un douzième, un vingtième… Par une vitre baissée, dans la rue, derrière un livre, par surprise, dans un musée, un cinéma, spontanément, instinctivement, naturellement.

            La première nuit. Dans son lit. Les baisers qui quittent les lèvres, se déposent sur le nez, voyagent jusqu’au front, découvre le cou, les épaules, les bras, le torse, le ventre, le dos. La saveur de  la peau. La puissance des muscles. Les mains qui errent sur les corps dénudés. Les doigts qui se cherchent, s’assemblent. Les soupirs, les murmures. Les regards tendres et espiègles. Les caresses, les câlins. Une nouvelle union, un nouveau couple.

            Une deuxième nuit, puis une trentième…

            Des cris. Des insultes, des mots durs. Tenter de faire mal, amener la souffrance sans véritable conscience de ses propos. Frapper, brutaliser avec la parole sans véritable réflexion sur ses propos. De la colère. Des larmes. Première dispute.

            Des baisers, des câlins, des pardons. Première réconciliation.

            Encore des disputes. Toujours des réconciliations.

            Vente de son appartement. Dorénavant, ils habitent ensemble. Premier réveil avec lui chez lui. Chez nous. Dans l’aube, il scintille comme un diamant. Dans l’aube, il brille comme un astre. Aujourd’hui, un baiser pour l’éveiller. Aujourd’hui, une caresse pour lui signaler qu’il ne dort plus. Ses lèvres frôlent son dos. Sa main s’empare de la sienne. Son regard l’hypnotise et le sien le fascine. Des centaines, des milliers de mots et de phrases séduisantes. Il lui est précieux tout comme il lui est rare.

            Des réveils, des couchers. Des couchers, des réveils. Des baisers. Des caresses. Des câlins. Des disputes. Des réconciliations. Des nuits. Des mains enserrées.

            Des batailles d’oreillers. Une chute, une ambulance, un hôpital. Une cheville foulée et beaucoup de rires. De baisers également.

            Des repas à deux. Des brosses à dents échangés. Un voyage.

            Son odeur. Son parfum. Sa voix et la sienne. L’écouter parler. L’écouter rire. Sentir son tee-shirt. Humer son écharpe. Et le contempler, et le toucher sans être soûl de sa vue, de son corps.

            Un parc. Des arbres. De l’eau. L’automne. Une demande. Une réponse.

            Dans la nuit, je vois dans ses yeux verts électriques tous ces mois. Dans la nuit, je vois dans ses yeux bistre tous ces mois.

            Je m’approche, serre ses doigts entre les miens.

            Je m’approche, pose ma main sur son torse.

            Je contemple cet homme…

            … Et dépose mes lèvres contre les siennes.

            Éternellement

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3À vos crayons Empty Re: Créations textuelles (hors HP) Aujourd'hui à 17:06
Loo'
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Je crois que c'est celui que je préfère parmi tes textes. J'aime beaucoup la structure et je le trouve très poétique.
Ca raconte les étapes "classiques" d'une histoire d'amour mais, en même temps, j'ai eu l'impression que ce n'était pas une histoire d'amour comme les autres. C'est universel tout en étant unique. 

Tu me dis si je me trompe  À vos crayons 5228

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You may say I'm a dreamer but I'm not the only one.
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4À vos crayons Empty Re: Créations textuelles (hors HP) Aujourd'hui à 18:50
Ju2Samotyj
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En même temps, parmi tous les textes que j'ai écrit, c'est, sans aucun doute, le plus "beau" du fait que pour une fois, je traite d'un sujet véritablement heureux en mettant l'accent sur le bonheur À vos crayons Icon_smile

L'idée de la structure était au départ de faire que des paragraphes de cinq lignes pour raconter les "grandes" étapes de la construction de la relation amoureuse en plaçant entre des toutes petites phrases n'apportant pas d'informations mais des sensations. Et puis finalement, le plus important, c'est de tenter de décrire les sensations sans les décrire d'où des réductions jusqu'à "Des baisers"

En fait, au départ se devait être l'histoire de "tous les couples" mais dans ma tête, les deux personnes que j'imaginais me paraissait tellement réelles que j'ai compris que le plus important n'était pas l'universel mais ce bonheur individuel : j'ai tenté de mettre toutes les scènes et surtout sensations/émotions/sentiments de ces deux personnes et de raconter leur histoire exceptionnel. Enfin, exceptionnel à mes yeux : il y a le schéma universel, souvent repris dans des musiques ou vidéos et qui s'achèvent presque toujours (de ce que j'ai vu) sur un échec avec rupture et retour à la case départ. Mes miens ( :p ) finissent pour toujours ensemble, comme dans les contes de fées, ou la réalité À vos crayons Icon_wink

Bref, au final, c'est mieux que "prévu" puisque tu y vois de l'unique universel ou de l'universel unique ! À vos crayons Icon_biggrin

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J.S.

18À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Ven 31 Jan 2014 - 22:09

Loo'

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Loo'
Je n'avais jamais vu ce sujet, merci Arwen !

Oui c'est vrai que j'aime bien les textes qui ont pour thème le bonheur  À vos crayons 467826 
Ta structure est vraiment bien construite. On voit qu'il y a une réflexion derrière.
Ce que j'aime bien aussi, c'est que le texte se finit sur un "happy end" sans être niais comme on le voit dans tellement de textes --'

Bon, tu as compris : je suis fan Smile


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19À vos crayons Empty Re: À vos crayons le Jeu 27 Fév 2014 - 18:38

Ju2Samotyj

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Navré, j'aime trop cette section. Tellement que ça donne l'impression qu'il n'y a que moi qui en use ! XD

Donc, ma nouvelle composition fait suite à la précédente placé au-dessus. Ce n'est pas vraiment un "chapitre 2" mais une autre vision de cette même histoire. Sauf que j'ai arraché tout le côté récit pour me concentrer sur les éléments. Bonne lecture ! Very Happy


            Plusieurs mois auparavant, ce n’était rien, pas même un inconnu. Néant. Plusieurs mois auparavant, ce n’était rien, pas même un élément existant dans l’univers. Néant.
            Puis, un piquant jus d’orange fut renversé par manque d’attention. Et des yeux vert électriques contemplèrent des yeux bruns presque bistre tandis que les yeux bruns admirèrent les yeux électriques.
            Un grain de beauté sur le lobe de l’oreille gauche qui donne l’illusion d’une boucle d’oreille. Des tâches de rousseurs à peine visible qui marquent le haut de ses pommettes et son nez, offrant à son visage masculin une touche d’enfance. Un sourire qui montre les dents  et un autre sourire qui s’élève sur sa joue gauche comme une aurore. Des cheveux noirs ébouriffés et impossible à coiffer. Et des cheveux châtains épais perpétuellement plats. Une manière de passer la main dans ses cheveux noirs. Une manière de saluer des personnes connues de lui.
            Et son parfum, enivrant, envoûtant. Qui pénètre par le nez et s’infiltre sous le crâne pour s’y graver à jamais. Lui, il ne porte aucune odeur artificielle. Seule la fragrance de sa peau l’habille, très douce, très fraîche. Puis, les odeurs, les senteurs autour. Celle du jus d’orange qui rappelle leur rencontre. Celle de la forêt qui ranime les souvenirs du deuxième rendez-vous. Celles des crêpes  pour leur premier baiser. L’odeur de la gouache qui appelle ses pensées à se diriger vers lui. Le parfum citronné de l’eau contenu par une bouteille qui lui signale que son homme revient de la piscine.
            Et sa voix. Grave et empli de douceur. Les mots qu’ils prononcent caressent son oreille avec une grande délicatesse. Pour lui, un plaisir, une extase qui surpasse les joies qu’il ressent en écoutant les musiques qu’il adore. Quant à sa voix, elle est légère. Un morceau de tissu. De coton ou de soie. Son rire. Profond, provenant du plus lointain des poumons. Quelque peu effrayant. Et surtout joyeux, heureux. Plein de bonheur. Son rire est silencieux. Bouche ouverte, aucun son ne jaillit. Il chante et il ne peut s’empêcher d’être enchanté. Il murmure, suave et il ferme les yeux pour ne jouir que de ses harmoniques notes.
            Et le goût de ses lèvres. Celui de sa peau. Son corps est sucré. Son corps a un petit goût saumâtre. Sa tâche de naissance, qui colore son épaule, le haut de son dos et son flanc d’un pâle violet, possède une saveur particulière. La forêt noire est le premier gâteau qu’il lui a préparé et dès qu’il en savoure une part, son image naît devant ses yeux. Un certain cocktail fruité le ramène dans ce restaurant où il lui a proposé de vivre ensemble. Les dîners sucrés qui amenait de collants baisers. Les bonbons, prétexte pour qu’ils s’embrassent. Les verres partagés.
            Et ses doigts. Glisser sa main dans la sienne. Les serrer. Effleurer la peau de son bras. Caresser son nez. Dévorer ses lèvres. Goûter son cou. Découvrir ses cheveux. Sentir son souffle. Être proche. Éprouver sa présence. Toucher avec délicatesse, les mains tremblantes. Toucher cet être splendide. Toucher cet être somptueux. Embrasser son front, ses tempes, ses yeux, son nez, ses joues, son menton. Embrasser, assis sur le canapé, tête renversé. Étreindre contre sa poitrine, cœurs unies, lèvres se frôlant. Retenir, d’une pression, alors qu’il s’éloignait. Dorloter, caresser, enlacer, embrasser.

            Plusieurs mois auparavant, ce n’était rien. Néant. Puis la vue, l’odorat, l’ouïe, le goût et le toucher ont crée.

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